Un gameplay fort de café.
L’idée en elle-même a été reprise par Capcom, transposer une licence 2D dans un univers en 3 dimensions. L’intention est louable mais le risque de s’y briser les dents est grand.
Attendez t-on un miracle de la part de Playmore ? Certes non mais on ne pensait pas à un tel ratage. On ne comprend pas vraiment ce qui s’est passé dans la tête des développeurs puisque bien que le gameplay 2D soit bien présent, l’ajout des esquives sur les côtés (notamment) déséquilibre le tout. La course des personnages est totalement ridicule, la gestion de l’espace est spéciale (extraterrestre) et les relevées sont catastrophiques. En effet, pour ce dernier point, quand on se retrouve à terre, on a facilement le temps d’aller faire ses besoins voir réchauffer une pizza et pendant ce temps, la barre de vie est honteusement amputée par les coups vicieux de votre collègue. On a également cette malheureuse impression que tout est enchainable, ce qui fait qu’on peut se prendre une furie même quand on se retrouve au sol et qu’on pense qu’enfin on va pouvoir souffler un peu et poser son jeu. Mais non, c’est la fin du voyage, la dame blanche qui nous désigne, the end. Plus drôle encore, se retourner est une véritable gageur. Par toutes les puissances, comment ont-ils fait pour revenir autant de temps en arrière. Même Tekken était mieux fini (on peut même parler de ce très cher Virtua Fighter). Ah et encore, je n’ose pas parler des sauts lunaires qui n’apportent rien, sauf de se faire punir à l’arrivée.
Donc concrètement, on se retrouve un peu devant un match de tennis. Tu frappes, je pares, tu frappes, tu pares. Bref c’est plus bourrin que DBZ Budokai mais tout ce qui a autour est tellement foireux qu’on y joue plus par obligation (d’où l’idée de ce test) que par plaisir. De toute façon, on peut à peu prés tout faire dans ce jeu, furie après n’importe quel coup, enchaînement de deux furies, etc… vraiment rien n’a été fait pour éviter les abus. Et même quelques parties suffisent à voir dans ce titre tout son potentiel inouï. Le pire, c’est que le joueur n’est même pas obligé de regarder l’écran pour gagner et arriver très loin dans le jeu (voir battre le boss) et même vaincre son pote en versus. Car grande innovation de cet opus, toute réflexion est inutile. Que dire alors de cet IA, totalement inexistante, qui tape en fonction de données obscures (ou de l’absence de données).
Bon, qu’est ce qui reste alors ? La réalisation ?
Quand la mayonnaise tourne, fermez les yeux.
On m’a imposé de trouver des mots pour compléter la description de ce chef d’œuvre. Bon je suis sûr que dans le dictionnaire, il y a assez de mots pour caractériser cette daube. Après une longue et indicible recherche, j’en ai trouvé !
Bon déjà l’écran de loading entre les différents combattants est parfaitement inattaquable. C’est simple, efficace mais malheureusement sa présence intempestive est exaspérante. On pensait que les temps de chargement n’existaient plus depuis la nuit des temps pour les jeux de baston 3D mais Playmore innove, chapeau bas l’artiste, respect ! Quant aux graphismes médiocres, nous devons nous intéresser aux personnages qui ont quatre couleurs disponibles. Certes, un effort a été consenti mais le choix des couleurs vient d’un autre monde. Défiant toute logique, on ne reconnaît même plus certains personnages des anciennes séries KOF et les petits nouveaux sont inexistants de part leur charisme, à part la pépé (et encore), qui héberge deux masses siliconées qui n’exciteront même pas une faible partie de la population tellement tout est gâché par l’animation exécrable directement calquée sur Robocop (mais au moins lui a la classe). Eh oui, même les modèles 3D sont ratés, ils bougent bizarrement et ne sont pas du tout fluides. Et s’ils ont usé de la motion capture, ils n’ont pas choisis des humains mais plutôt des marionnettes. Ce n’est vraisemblablement pas un KOF, ce n’est pas possible. C’est presque pire que la daube Mace The Dark Age sorti à une époque lointaine sur N64 et qui avait atteint un haut degré de finition. Et les stages d’un classicisme navrant sont d’une laideur à repousser toutes les horreurs de cette planète. Les sons, les commentaires d’un gros René qui vient d’apprendre l’anglais et autres bruitages sont magnifiques d’immondice. Tout le jeu sent le mauvais goût, mais vraiment tout ! Graphiquement, c’est à peine plus beau qu’un jeu PSOne (et encore…). Et désolé pour les musiques, je ne préfère pas en parler même si elles sont plus correctes. Pour finir, la cinématique est quand même collector, à voir au moins une fois dans sa vie.
Et quand on lit au début : The videogame redefined... Pas de commentaires. Bien, je vous pouvoir sortir de ce cauchemar, de cette prison indicible.
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