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la manette playstation 3.  posté le samedi 27 août 2005 10:51

voila une image d'une manette ps3.pas mal non ?elles sont sant fils et peuvent tenir 24h sans êtres recharger.elle peuvent être 7connecter en meme temps
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Rumble Roses  posté le vendredi 26 août 2005 14:27

Rumble Roses est donc un jeu de catch ne proposant que des personnages féminins comme combattantes. Ce mariage original et plein de charme est devenu possible grâce au cultissime éditeur Konami, déjà responsable des grandes séries que sont Silent Hill, Pro Evolution Soccer ou encore Metal Gear Solid. Le principe de ce jeu est relativement simple, il vous suffit de sélectionner une des vingt beautés fatales, siliconées de la tête aux pieds, que compte le jeu et de rentrer dans l’arène pour divertir le public et remporter la victoire. Le jeu compte deux modes basiques : le mode exhibition, semblable au mode arcade, et un mode scénario racontant les motivations, simplistes, poussant les filles au combat. Des filles charismatiques et de toutes sortes (blondes, brunes, rousses, métisses, asiatiques…) qui frisent la plupart du temps le cliché : cowgirl, infirmière, dominatrice, petite nunuche, professeur….Bien entendu chaque femme possède ses propres coups secrets, ses propres caractéristiques et ses propres vêtements (dont certains tout simplement révoltants), les rendant à la fois différentes et attachantes. Les décors (seulement 3 !), eux, alternent entre la salle de spectacle pleine de monde, à grande majorité masculine d’ailleurs, et les combats dans des piscines de boue ressemblant plus à du café au lait qu’à de la boue visqueuse. Une fois dedans, tous les coups sont permis pour mettre votre rivale K.O. Et quand je dis tous les coups, j’entends par-là qu’il sera possible de tabasser littéralement votre adversaire à coup de pieds, de poings et de tête. C’est assez marrant de voir à quel point les filles peuvent être méchantes entre elles. Vous pourrez également exécuter des coups mortels et particulièrement violents à l’aide du bouton L1 lorsque votre jauge de coups donnés atteindra sa limite. Malheureusement, ces « attaques mortelles » suffisent en grande partie à mettre l’autre fille à terre. Autrement dit, il vous suffit de donner des coups sans réfléchir jusqu’à ce que votre jauge soit suffisamment pleine pour exécuter votre coup ultime et gagner le combat…Pas très intéressant en soi et surtout très limité par rapport aux ténors de la catégorie. Les combats manquent de stratégie et de punch ; on se lasse très vite d’affronter les filles dans le seul but de les observer dans les cut-scènes. Sachez enfin qu’une autre attaque baptisée Humiliation permet de clore le combat sur une victoire et compte tenu du nom de l’attaque, je vous laisse deviner de quoi il s’agit… Mais quel intérêt de ne proposer que des femmes alors que de nombreux jeux du genre existent déjà avec des gros gars balèzes voire avec les deux sexes ? Et bien, si vous êtes un garçon un peu en manque d’affection ces derniers temps vous aurez tout de suite trouvé une réponse à cette question, mais si vous êtes une fille, disons que Konami a enfin décidé de rendre hommage aux femmes et à leur plastique…A PlayFrance, nous dirons simplement qu’il s’agit plus d’opportunisme que d’hommage. Les filles sont belles et aguicheuses, certes, mais le jeu manque cruellement de profondeur le faisant passer pour une vitrine plutôt que pour un vrai divertissement à 60 euros la boite. Quoi qu’il en soit, les graphismes sont assez accrocheurs (c’est le moins que l’on puisse dire) avec des donzelles superbement modélisées que l’on peut visionner sous toutes les coutures dans le mode galerie. Les poitrines bougent peut être un peu trop, mais c’est juste histoire de chipoter. Les animations criantes de vérité laissent à penser que les développeurs ont passé du temps dessus : les filles se prennent, se retournent et se frottent d’une manière très sensuelle, ça fait chaud au cœur, au moins au début. Les musiques et les sons sont adaptés, les petits cris des filles s’accordant à merveille avec les rythmes rocks de l’ambiance. La maniabilité est accessible à tous, il y a un bouton pour les enchaînements, un autre pour les prises, un pour courir vers les cordes et enfin un pour maintenir à terre. Voilà, c’est tout. Enfin, les personnages à débloquer sont suffisamment nombreux pour assurer une durée de vie honnête à Rumble Roses même si les modes de jeu sont si peu nombreux. Le mode multijoueurs à deux rattrapera un certain temps cette carence…Encore faut il trouver un ami avec qui jouer à ce jeu. + SEXY LA PHOTO!!!!!!!!!!!!
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ESPN NHL 2005  posté le vendredi 26 août 2005 14:24

ESPN NHL 2k4.5 ? Avec un titre comme ESPN NHL 2k5 je pense qu’il est inutile de vous présenter le concept du jeu, tout le monde aura compris que l’action se passe sur la glace, entre hommes baraqués et virils, avec un palet, des cross et quelques baffes dans la gueule. Au menu ce ESPN NHL 2k5 dispose des modes classiques et distrayants tels que le mode exhibition, équivalent d’un mode jeu simple, le mode play-off, permettant de se faire une petite partoche rapide, le mode saison, permettant de diriger une équipe jusqu’à la fameuse coupe Stanley, et les modes multijoueurs conçus pour des parties endiablées entre potes. Bien entendu, licence oblige, les noms des équipes, des joueurs et les sponsors officiels sont présents pour crédibiliser l’ensemble. Ce mode multiplayers se compose précisément de nombreux mini jeux axés arcade ou précision : toucher des cibles, des joueurs précis et autres futilités du genre. Sinon vous pouvez vous rabattre sur des tournois endiablés jusqu’à 15 joueurs en branchant des multitaps. Je n’ai pas essayé de faire une partie à 15 parce que réunir autant de convives nécessite une salle et un équipement appropriés alors on fera confiance à l’éditeur sur le nombre de joueurs même si ça parait beaucoup d’autant que le jeu ne propose pas de parties en réseau…En tout cas vous pouvez toujours brancher deux multitaps et jouer à huit en même temps sur le même écran. Mais ce sont surtout les modes Franchise et Elite NHL qui retiendront notre attention. Le premier, basé sur un système de supervision des joueurs permettra cette année d’observer et de tester ses futures recrues, de gérer leurs blessures ainsi que de négocier leur contrat directement avec leur agent. Un mode « Entraîneur » bienvenu implanté dans le jeu en quelque sorte. Le second, basé sur un Dream Team Challenge permet d’affronter des équipes de All-Stars célèbres pour les amateurs de Hockey. Autant dire qu’il faudra être bien entraîné pour éviter de se prendre une sévère dérouillée vu le niveau de ces demi-dieux. Enfin, précision intéressante pour les amateurs de violence gratos, le moteur de bagarre a été remanié cette année encore vous offrant la possibilité de rosser les joueurs adverses avec plus d’énergie et d’esquiver les coups qu’ils tentent de vous donner. En outre vous pouvez également faire trébucher votre adversaire s’il se montre trop dangereux ou lui attraper le maillot s’il s’approche dangereusement de vos cages. Ce n’est pas très fair-play mais le hockey n’est pas réputé pour sa finesse non plus alors bon… Alors le verdict garçon ? En ce qui concerne la maniabilité, le jeu n’a pas tellement bougé depuis l’année dernière hormis quelques petits détails sympathiques du genre pouvoir patiner en arrière histoire de défendre un peu mieux ses cages ou stopper net un joueur adverse avec un bon coup dans la tronche. Le gameplay reste fidèle à lui-même, ne vous attendez pas à une révolution mais à peine à une évolution depuis l’an passé. C’est du hockey alors ça reste fidèle à l’esprit de ce sport. Le seul petit plus des jeux de NHL est de se transformer en jeu de baston lorsque l’on vous provoque. A ce moment les joueurs retirent leurs gants et leur cross et se tabassent gentiment. Digne d’un Tekken ou presque… L’ambiance sonore est quant à elle bien stylée avec une présentation actualisés des joueurs, les chants « officiels » des supporters, des musiques rock entraînantes et des commentaires de Gary Thorne et Bill Clément. Des commentaires en Version Originale pour le réalisme mais pas terribles pour la compréhension. Mais bon, c’est toujours mieux que dans PES…Désolé M.Christian Jean Pierre si vous lisez ces quelques lignes…. Mise à jour oblige les graphismes n’ont pas tellement bougés, c’est plutôt agréable à regarder mais ça reste un cran en dessous de ce que propose Electronic Arts et son NHL 2005. Les joueurs les plus populaires sont reconnaissables, la glace est luisante, les couleurs sont vives et voilà. On a connu plus spectaculaire sur notre bonne vieille PlayStation 2 même si entendons nous bien, ça reste plutôt agréable. Heureusement la durée de vie compense tout ça avec une longueur quasiment infinie que se soit en solo ou avec des amis. C’est toujours le bon point des jeux de sports : pas de scénario donc pas de fin prématurée. Prévoyez quelques bonnes dizaines d’heures si vous voulez le parcourir de gauche à droite. Alors au final, ce ESPN NHL 2k5 est agréable à jouer et à regarder mais souffre d’un certain manque d’ambition pour se démarquer de la concurrence et surtout de l’édition précédente. La seule chose qui le différencie presque est son prix modique de 20 euros. Ce qui est suffisant pour de nombreux fans de la discipline. + c'est un jeu ou on peut déclarer la baston
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World Snooker Championship 2005  posté le vendredi 26 août 2005 14:19

Mise en garde ! Alors que tout testeur de jeu vidéo ayant un peu roulé sa bosse devrait connaître les ficelles du métier et savoir gratter la surface d’un titre pour en tirer la substantifique mœlle (bonne ou mauvaise !) il arrive qu’une première impression désagréable empêche de poursuivre objectivement son analyse. Ainsi nos premières parties sur World Snooker Championship 2005 se sont soldées par une frustration extrême, due à l’apparente imprécision des contrôles et à la toute-puissance des adversaires. Il convient de préciser que comme souvent notre test a été effectué sur un blue disc : on appelle ainsi une version finalisée du jeu dépourvue de packaging et ne comportant donc ni jaquette ni manuel. Il n’est pas rare dans ces conditions de manquer quelques petits détails tels que les boutons permettant d’obtenir une vue de dessus ou un réglage précis de chaque paramètre, fonctionnalités essentielles sur ce jeu pour espérer un quelconque succès ! Mais comme le disent le proverbe et Yoda : « ton ouvrage sur le métier cent fois tu remettras ». Nous avons donc persévéré, et après de nouveaux tests plus éclairés, nous sommes maintenant en mesure d’affirmer que nous avons entre les mains un jeu de snooker de très bonne facture ! De vastes possibilités Avant de pouvoir vous lancer dans votre premier match, vous devrez tout d’abord créer votre avatar dans le jeu : nom, nationalité, forme du visage, de la bouche, du menton, couleur de la peau, des yeux, des cheveux, des sourcils, de la barbe, taille, corpulence… bref, tout y est ! Vous pourrez aussi choisir d’être droitier ou gaucher. Tous ces éléments n’ont aucune influence sur le jeu mais il est amusant d’essayer de recréer sa propre image, même si le choix offert pour chaque type d’élément s’avère finalement assez restreint. Notons que dès cette première étape, l’un des défauts du jeu apparaît, du moins pour ceux qui ne jurent que par la langue de Molière : en effet, World Snooker Championship n’a pas été traduit en Français et il vous faudra donc quelques notions d’Anglais pour naviguer dans les menus. Si la majorité des joueurs s’en sortira sans problème pour reconnaître telle ou telle option, il sera sans doute plus difficile pour certains de comprendre les textes expliquant comment appréhender au mieux telle ou telle situation. Pire encore, certaines explications sont uniquement sonores et toujours en Anglais, comme la majorité de celles du tutorial ! Vous l’aurez compris, il est conseillé de réviser un peu avant de vous lancer. Une fois votre profil créé, vous accédez au menu principal du jeu. Celui-ci propose plusieurs choix : le mode Snooker est le corps du jeu. Vous pourrez grâce à lui vous entraîner, participer à un match d’exhibition, vous lancer dans le championnat du monde, relever des défis vous plaçant dans des situations difficiles, ou bien créer vos propres tournois. Lorsque vous serez devenu un grand du snooker vous pourrez aussi participer au Champion’s Trophy. Le mode Extra Games vous permet de vous adonner à d’autres types de billard comme le pool, le snooker plus et d’autres encore. Le mode Player Unlocks sert à visualiser les bonus débloqués (salles, tables, vidéos de coups fantastiques). Enfin, le mode online vous permet de trouver puis d’affronter des adversaires en ligne. Une jouabilité exigeante Peu importe la variante du billard pour laquelle vous optez, les contrôles restent identiques : le stick analogique gauche sert à orienter la queue autour de la boule blanche. En pressant Carré, on peut régler l’inclinaison de la queue par rapport à la table ce qui rend possible de petits sauts de la boule, rarement utilisés il est vrai. Grâce au bouton Rond, on vise le point précis de la boule que l’on veut toucher permettant ainsi de lui donner un effet de spin. L1 est utilisé pour basculer entre une vue éloignée et une vue proche de la boule blanche. R1 permet d’avoir une vue inversée de la situation (à l’opposé du joueur). Triangle sert à passer en vue de dessus. Un premier appui sur la Croix permet de régler la puissance du tir (grâce au stick) alors qu’un second le valide. Pour tous ces réglages, il est possible d’utiliser le bouton R2 afin d’obtenir une précision bien meilleure et hautement indispensable comme nous l’évoquions plus haut. Notons qu’un second système de tir est possible via le stick analogique droit mais le dosage de la puissance est alors relativement difficile et l’ancienne méthode semble bien plus adéquate pour réussir ses coups ! Lorsque vous ajustez votre coup, deux indicateurs en formes de lignes fléchées apparaissent : la ligne jaune montre la direction que suivra la boule visée après impact alors que la ligne bleue donne la trajectoire de la boule blanche. Selon la force donnée à votre tir, ces indicateurs seront plus ou moins longs : si vous comptez jouer fort, l’indicateur sera court, reflétant le manque de précision d’un coup effectué avec beaucoup de puissance. Une réalisation inégale Une fois le tir enclenché votre joueur (ou son adversaire) s’anime à l’écran, l’occasion de constater la différence de qualité entre la modélisation des personnages et environnements et leur animation. Les joueurs, bien que fidèles à leurs modèles, manquent de détail, tout comme les salles dans lesquelles les matchs sont disputés. En revanche, leurs animations motion-capturées sont très crédibles, quel que soit le coup joué : vous aurez parfois la surprise de voir les joueurs utiliser un guide et se positionner de manière très réaliste autour et sur le bord de la table. On note aussi dans les matchs officiels de snooker la présence d’un arbitre qui replace les boules de couleur lorsque c’est nécessaire : ses gestes et le rythme de ses mouvements sont criants de vérité pour qui a déjà eu l’occasion de suivre un match ! La bande sonore est elle aussi de bonne facture mais il sera difficile de l’apprécier si l’on est totalement étranger au sport. En effet, durant les matchs, le silence prédomine : on entend distinctement les chocs entre les boules ainsi que le décompte des points effectués par l’arbitre mais guère plus. World Snooker Championship 2005 retranscrit de manière impressionnante cette atmosphère, se payant le luxe d’ajouter quelques toussotements dans le public, que l’on entend effectivement parfois en situation réelle. Enfin, les commentaires (toujours intégralement en Anglais !) sont d’une rare justesse et donnent véritablement l’impression d’assister à une retransmission télévisée. Trop difficile ? Comme nous l’indiquions plus haut, notre première impression sur le jeu était plutôt mauvaise à cause des contrôles mais aussi en raison du niveau des joueurs contrôlés par la console. Ceux-ci sont en effet extrêmement précis et si vous ratez l’un de vos coups il se peut que vous deviez passer 5 minutes sans jouer, à regarder votre adversaire enchaîner les coups gagnants. Il est important de noter qu’une fois la jouabilité maîtrisée, ce sentiment s’atténue quelque peu : avec une meilleure précision, vous faites moins de fautes « stupides » et parvenez à garder la main plus longtemps. En revanche, il arrive toujours de devoir attendre que votre tour revienne lorsque vous manquez un coup. Pour réduire considérablement le temps d’attente, il est possible de tout simplement occulter les coups de l’adversaire : lorsque vous perdez la main, la console calcule très vite ses coups mais ne perd pas de temps à afficher toute l’animation du joueur et des boules. Pour des enchaînements de plusieurs coups, vous ne restez ainsi pas plus de 10 secondes à attendre votre tour. Dans l’ensemble, l’intelligence artificielle du jeu est excellente : dans un match de snooker, vos adversaires savent admirablement rentrer une boule tout en essayant ensuite de replacer la blanche pour vous bloquer (c’est tout de même le principe de base du snooker !). Lorsque vous rencontrez des joueurs modestes dans les qualifications aux tournois, vous arrivez sans trop de mal à les battre car il leur arrive, comme à vous, de commettre des erreurs. La chose se corse nettement lorsque vous croisez des gens nommés O’Sullivan, Hendry ou Higgins qui ne vous pardonnent pas la moindre faute. Un mode online capricieux ! Alors que World Snooker Championship 2005 propose un mode online utilisant les services de GameSpy, nous n’avons malheureusement pas réussi à nous connecter grâce à nos identifiants habituels sur ce service, qui fonctionnent pourtant sur d’autres jeux PS2 basés sur la même architecture. Il nous est donc difficile de vous donner aujourd’hui un avis sur ce mode de jeu mais comptez sur nous pour trouver une solution et compléter cet aspect de notre test dans les jours qui viennent !
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Shadow Hearts 2  posté le vendredi 26 août 2005 14:14

Un contexte original… Tout le monde le sait, un bon RPG est un RPG qui propose un scénario haletant. Rassurez-vous, Shadow Hearts 2 vous réserve d’excellents moments devant votre console. Premièrement, c’est le contexte choisi qui attise la curiosité. Contrairement aux autres jeux de rôle, Shadow Hearts 2 s’inscrit dans un cadre historique réel : celui de l’Europe de la Grande Guerre. Ainsi, le scénario conduira le joueur à traverser de nombreux lieux réels et ce alors que la guerre fait rage. Traverser des contrées en 1915 n’est pas anodin et nous offre une identité visuelle originale, l’esthétisme de l’époque étant parfaitement reproduit. Cependant, n’allez pas en déduire que le titre d’Aruze vous propose de revivre l’une des pages sombres de notre histoire, au contraire ! S’il utilise un contexte historique bien réel, le jeu interpelle surtout par son ambiance fantastique passionnante. Le monde est peuplé de démons et monstres en tout genre et de nombreux lieux à l’architecture gothique et torturée confère au jeu un cachet visuel unique. Ainsi, on traversera de nombreuses villes et pays : Cannes, Paris, Le Havre, Southampton, Le Pays de Galles, l’Italie, Petrograd, le Japon. … pour une histoire passionnante L’histoire justement débute alors qu’une troupe de soldats allemands est laminée par un démon au village de Domremy. Seule survivante, Karin explique alors ce qu’elle a vu à ses supérieurs et s’est accompagnée de Nicolaï qu’elle retourne sur les lieux, prête à tout pour éclaircir ce mystère. Malheureusement pour Karin, elle découvrira très vite que le monstre qu’elle pourchasse n’est pas celui qu’elle croyait : Yuri (le fameux démon de Domrémy) n’utilise ses pouvoirs que pour protéger la population civile tandis que Nicolaï semble servir de sombres desseins… Le scénario de Shadow Hearts 2 tourne donc principalement autour de Yuri, déjà héros du premier opus, et d’une terrible malédiction lancée par Nicolaï avec le Gui Sacré. Sans vous en dire plus, sachez que l’histoire s’articule autour d’une mystérieuse société secrète, Sapientes Gladio, et de la recherche d’un remède pour cette terrible malédiction. C’est un fait, le scénario du jeu se suit avec passion et la mise en scène est irréprochable : l’histoire est illustrée par trois types de cinématiques : l’image de synthèse (qui n’a rien à envier aux productions Square-Enix), les cut-scenes utilisant le moteur du jeu et quelques illustrations crayonnées du plus bel effet. Contrairement à certains autres jeux du genre, l’équilibre entre phases de jeu et cinématiques est parfait et surtout, les dialogues en français facilite vraiment la compréhension (seules les voix sont restées en anglais), même si l’on n’échappe pas aux nombreuses fautes d’orthographe… De même, malgré une dimension tragique omniprésente, le scénario ne rechigne pas à nous offrir quelques bons moments de détente avec quelques scènes ou dialogues vraiment amusants. Huit personnages … Avant de nous attarder plus en détails sur les capacités des différents personnages, voyons un peu leur histoire : - Yuri Volte Hyuga est le héros principal de cette aventure. Déjà présent dans Shadow Hearts, il est surnommé dans cette suite « Tueur de Dieux » par Sapientes Gladio. Vaincu au village de Domrémy et maudit par le Gui Sacré, Yuri n’a qu’une obsession : se venger ! - Karin Koenig est un ancien officier de l’armée allemande. Après les événements de Domrémy, elle s’est ralliée à Yuri et ses compagnons. - Gepetto est un vieil ami de Yuri. Ce marionnettiste à la retraite a acquis sa renommée en donnant de nombreux spectacles dans les grandes salles Parisiennes. - Blanca est un loup blanc, élevé par une petite fille Jeanne qui périt malheureusement dans l’attaque de Domrémy. Son intelligence et son sang-froid en font un combattant très précieux. - Joachim Valentine est formé depuis son enfance à la lutte professionnelle. Vampire, il se consacre à aider les faibles et les opprimés sous les traits de « Grand Papillon ». - Lucia est une diseuse de bonne aventure qui exerce sa passion à Florence. Elle sait également user de ses charmes pour séduire les hommes. - Anastasia est la quatrième princesse de la dynastie des Romanov. Malgré son jeune age, elle reste bien déterminée à sauver sa patrie : la Russie. - Kurando Inugami est l’une des plus fines lames du monde. Ce samouraï émérite qui apparaît tard dans l’aventure (au début du deuxième DVD) s’avère être un précieux combattant. Au final, Shadow Hearts 2 propose huit personnages charismatiques aux personnalités complètement différentes mais au combien complémentaires. … pour autant de gameplay ! Loin de la grande majorité des RPG qui proposent pour chacun des personnages des compétences identiques, Shadow Hearts 2 se démarque de la concurrence en conférant à chacun de ses héros des possibilités différentes. En plus de pouvoir attaquer (plusieurs types d’attaques communs à chaque personnage), les héros dispose de coups spéciaux : L’attaque spéciale de Yuri est la Fusion. En parcourant le cimetière, un lieu étrange qui existe dans sa tête, Yuri peut utiliser les âmes récoltées lors des combats pour créer des monstres et les invoquer en cours de combats. Chaque créature représente un élément particulier et il faudra jongler lors des joutes entre les différentes formes pour faire le plus de dégâts. Yuri peut aussi utiliser les âmes pour faire progresser ces différentes formes en les faisant changer de niveau (le tout s’accompagne de nouveaux sorts, encore plus dévastateurs). Bien qu’elle soit une ancienne officier de l’armée allemande, Karin se distingue lors des combats par son maniement exceptionnel de l’épée. Ses dons combinés à l’une des attaques spéciales en font une combattante hors pair. Néanmoins, pour gagner de nouveaux coups, elle devra retrouver dans sa quête des manuscrits de l’opéra de Nibelhung. Retraité, Gepetto n’en a pas pour autant oublié ses talents de marionnettiste et il n’hésitera pas à utiliser lors des combats sa marionnette fétiche, Cornélia, pour se sortir d’une situation difficile. Gepetto gagnera de nouvelles compétences en changeant la robe de Cornélia. Pour se faire, il devra se rendre chez un tailleur qui lui confectionnera une nouvelle robe en échange de la photo d’un Apollon (!!!). Chaque robe correspond à une classe particulière, à vous d’en changer régulièrement pour profiter des avantages offerts par chacune. Blanca est un loup apprivoisé qui a su conserver ses instincts. Néanmoins pour faire plus de dégâts, il aura besoin qu’on lui rafraîchisse la mémoire. Pour se faire, il devra participer au Tournoi Loup : lors de la traversée d’un lieu, vous pourrez tomber nez à nez avec un autre loup, le battre permettra à Blanca de perfectionner un coup existant ou d’en gagner un nouveau. Joachim a deux particularités. Tout d’abord, c’est un lutteur professionnel et il n’hésitera pas à utiliser sa force lors des combats. Malheureusement, ses compétences sont peu nombreuses et il devra essayer de les gagner en battant le Grand Gama, son maître. Le battre permet à Joachim d’hériter de nouveaux coups. Enfin, en tant que Vampire, Joachim change de forme au fil des combats : tantôt humain, tantôt en chauve-souris, tantôt invisible. Ses spécificités jouent énormément sur ses capacités lors des combats… Lucia est également un personnage intéressant dans la mesure ou elle propose elle aussi deux coups spéciaux : Carte de Tarot, qui n’est utilisable qu’une fois et où il s’agit de tirer au sort une carte, laquelle confère au groupe allié ou ennemi un bonus ou un malus, Aromathérapie qui consiste à combiner deux huiles aromatiques pour en tirer profit. Les combinaisons sont nombreuses, tout comme leurs effets. Le coup spécial d’Anastasia n’est pas sans rappeler le « Talent de l’Ennemi » d’autres RPG. Armée d’un appareil photo, la princesse peut ainsi découvrir les points de vie d’un ennemi et surtout gagner de nouveaux sorts lorsqu’elle fait suffisamment de clichés. Anastasia pourra alors invoquer un monstre précédemment battu pour bénéficier de sa force et de ses attaques. Kurando, enfin, dispose d’un coup similaire à Yuri lui permettant de se changer en monstre et de décupler ainsi ses possibilités. Là aussi, Kurando peut améliorer le niveau des créatures en utilisant l’énergie spirituelle. En plus de ces capacités spécifiques, il est possible d’équiper les personnages de symboles, lesquels contiennent des sorts magiques d’attaque ou de défense. Malheureusement pour eux, Yuri et Kurando ne peuvent bénéficier de cette aide précieuse. Un système de combats passionnant ! Un contexte original, un scénario haletant, des personnages charismatiques, Shadow Hearts 2 ne manque pas d’atouts et ce n’est pas son système de combats qui viendra plomber cette liste de qualités, bien au contraire. Soyons clair, Shadow Hearts 2 propose des combats passionnants. Contrairement à d’autres RPG, le joueur n’est pas simple spectateur mais acteur et surtout les joutes se distinguent par leur incroyable dynamisme. Là où la majorité des RPG proposent au joueur de choisir son action puis d’en voir les résultats, le titre d’Aruze fait du joueur un acteur à part entière dans cette réussite. Explications : Que l’on veuille attaquer ou lancer un sort spécial, chaque action fait intervenir la Roue de Jugement. C’est elle qui détermine votre réussite au combat. Il s’agit en fait d’une aiguille rotative qu’il faut stopper dans les zones de frappes. Attention à ne pas les louper sous peine de gâcher un tour !!! Pour décupler la puissance d’un coup, vous pouvez également viser les zones critiques, étroites et donc bien plus difficiles à accrocher. Avec ce système ingénieux, le joueur est impliqué dans les combats du début à la fin, d’autant plus que la roue change selon les personnages : vitesse de déplacement de l’aiguille, nombre et largeur des zones de frappes, tout change. Pour vous aider, la roue est entièrement configurable. En récoltant les items adéquats, vous pourrez ainsi augmenter la largeur des zones critique ou de frappes voire tout simplement augmenter leur nombre. Il est aussi possible d’attribuer un effet particulier à la roue, comme paralyser, diminuer l’attaque ou la défense ou encore empoisonner. Pour les non initiés au RPG, une option automatique est disponible, le personnage est alors contrôlé par la console. D’autres spécificités se manifestent lors des coups spéciaux. Ainsi, une zone palier fait son apparition. Cette dernière doit obligatoirement être touchée pour que l’attaque soit validée. De même pour augmenter la puissance d’un coup spécial, une zone de modulation variant du blanc au bleu est parfois présente. Plus vous stoppez l’aiguille dans le bleu, plus le coup sera puissant ! En plus d’être dynamiques avec ce système, les combats sont aussi très riches. Les attaques différentes, les coups spéciaux, la magie s’accompagnent aussi de la possibilité de combiner les forces des personnages. Jusqu’à quatre personnages (soit la totalité des combattants sur le champ de bataille) peuvent ainsi se regrouper pour un maximum de dégâts. Cette opération passe par la roue des combos : après l’attaque d’un personnage, il faut valider le combo en cliquant rapidement sur la touche qui apparaît. Pour des dégâts décuplés, il ne faut pas hésiter à varier la classe des personnages (il y a en tout 6 classes qui s’opposent, lumière et ténèbres, feu et eau, vent et terre) et le type d’attaque (normale, projection, envoûtement, coup violent, étourdissement) : autant de possibilités qu’il faut maîtriser pour des attaques puissantes ! Attention également à vos points de santé mentale (PS) qui diminuent lors des joutes et qui arrivés à 0 rendent le personnage incontrôlable… Esthétiquement réussi, techniquement dépassé ! Sur le plan visuel, Shadow Hearts 2 n’est pas un jeu récent et cela se voit malheureusement… Que ce soit l’environnement ou les personnages, l’ensemble est bouffé par un aliasing monstrueux et des scintillements omniprésents dont l’effet tremblant sur le décor est assez malvenu. De même, les textures ne sont pas toujours très détaillées et sont parfois très floues, tandis que la modélisation se révèle parfois très anguleuse. Pire, de nombreux bugs graphiques viennent gâcher l’aspect visuel (un vêtement qui traverse la chevelure, une épaule qui passe à travers un mur…) tandis que la jouabilité est parfois entachée par des collisions fantômes… Néanmoins, en dépit de problèmes techniques indéniables, Shadow Hearts 2 est une réussite esthétique. Les environnements sont vastes, variés et, contrairement à un Suikoden IV par exemple, très colorés. Les effets de lumières sont magnifiques et imprègnent les environnements d’une ambiance bien particulière. De même l’architecture des bâtisses, d’inspiration gothique, est vraiment remarquable et l’on peut apprécier leur modélisation grâce à des angles de caméra bien choisis. Le character design est irréprochable, que ce soit pour les héros, monstres, démons ou badauds. Enfin, les séquences cinématiques en images de synthèse sont tout simplement superbes, riches en détails et animées à la perfection. Une ambiance sonore de qualité L’ambiance sonore est un point essentiel dans un RPG et celle de Shadow Hearts 2 est d’excellente facture. Comme dans Suikoden IV ou Final Fantasy X, le titre d’Aruze propose des doublages lors des scènes importantes et il faut bien reconnaître qu’elles sont majoritairement très réussies. Les voix attribuées aux différents personnages sont parfaites et surtout, l’intonation employée parfaitement adaptée à la situation. Les bruitages sont corrects, bien qu’un peu répétitifs tandis que les musiques renforcent fortement l’immersion. Les compositions musicales accompagnent merveilleusement les différents lieux alors que les thèmes de combats (qui varient au cours de l’aventure) sont tout simplement superbes, rythmés, entraînants, et le plus souvent accompagnés de chœurs ! Des dizaines d’heures de jeu en perspective Pour ne rien gâcher, Shadow Hearts 2 propose une durée de vie très longue. Si Suikoden IV vous avait déçu par la longueur de son scénario, Shadow Hearts 2 est fait pour vous ! Tenant sur deux DVD, le titre vous demandera une bonne quarantaine d’heures de jeu avant d’en voir la fin et ce, sans prendre en compte les différentes quêtes annexes. De même, retrouver la totalité des coups spéciaux pour chacun des personnages allonge considérablement la durée de vie qui grimpe facilement au delà des cinquante heures de jeu
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