Top Secret !
Vous êtes Ethan Cole, un agent de l’unité HAZMAT spécialisée dans les problèmes liés aux matières dangereuses. Un incident vient de se produire dans la Zone 51, connue dans le monde entier pour receler quelques uns des plus grands secrets de l’administration américaine, notamment au sujet de tout ce qui touche à la vie extra-terrestre. D’après les premiers rapports, un virus se serait répandu dans la Zone 51 et votre unité a tout naturellement été appelée pour trouver une solution au problème. Le jeu démarre alors que vous et vos coéquipiers venez d’arriver dans ces bâtiments ultrasecrets.
Dès la fin du tutorial permettant de vous familiariser avec les contrôles du jeu, l’action démarre : l’un des membres du personnel militaire de la Zone 51 semble avoir été infecté par le virus et il prend un malin plaisir à poser des bombes aux alentours... Après l’avoir localisé et abattu, vous pouvez vous enfoncer plus profondément à l’intérieur du gigantesque complexe…
Ressemblant au départ au scénario d’un film catastrophe, celui de Area 51 se transforme peu à peu pour aborder des thèmes liés à une conspiration que les fans des X-Files ne renieront pas. On passe alors en revue les clichés habituels tels que l’invasion de la Terre par les aliens, les alunissages truqués filmés en studio ou encore les incidents de Roswell.
S’il n’en reste qu’un…
Les premières missions sont effectuées à plusieurs, vos coéquipiers tentant de vous couvrir face aux hordes d’ennemis déferlant sur vous. Si l’ambiance dégagée par ces phases de jeu est une franche réussite, on regrette que les forces alliées soient invincibles et ne puissent être tuées par les adversaires lorsque ce n’est pas prévu par le script du jeu : on aurait aimé atteindre un niveau de réalisme supérieur en étant par exemple obligé de prendre ses précautions afin d’éviter les dommages collatéraux.
Que ceux qui préfèrent vivre une telle aventure en solo se rassurent : après quelques missions, Ethan est débarrassé des autres membres de son unité qui disparaissent un à un. Il retrouvera parfois des unités alliées en cours de jeu mais l’aventure de Area 51 reste essentiellement une aventure solitaire.
Alors qu’il doit faire face à de nombreuses menaces, Ethan se voit lui aussi contaminé par le virus contre lequel il était venu lutter. En essayant d’en contrer les effets, il mute et devient une créature hybride qui peut à tout moment se changer en mutant lorsque sa réserve d’énergie le lui permet. Sous cette forme, il n’utilise plus d’armes conventionnelles mais peut lancer des missiles « organiques » téléguidés bien pratiques lorsque les ennemis sont nombreux. Il est en outre bien plus puissant lors des combats au corps à corps.
Si cette possibilité de mutation apporte une certaine variété au jeu, il est tout à fait possible de finir le jeu sans quasiment l’utiliser, si bien qu’on se demande si les développeurs ont poussé la réflexion assez loin quant à l’implémentation de leur idée.
Une opposition décente
Alors que les premiers niveaux du jeu permettent de se rendre compte que l’intelligence artificielle de nos coéquipiers est tout à fait convaincante, la suite montre que les ennemis sont eux aussi dotés d’un cerveau en état de fonctionnement.
Les divers adversaires que vous rencontrez possèdent différentes aptitudes : certains foncent tête baissée et vous traquent de belle manière si vous tentez de reculer, d’autres vous repèrent de loin grâce à la lunette de leur fusil sniper, d’autres encore peuvent se camoufler et être ainsi plus difficilement repérables. Vous aurez même la surprise de rencontrer quelques adeptes du lancer de grenades, loin d’être manchots ! Tous ces ennemis profitent dès qu’ils le peuvent des différents objets présents dans le décor pour se mettre à couvert et leurs réactions vous paraîtront très rarement dénuées de sens.
Heureusement pour vous, vous disposez pour progresser d’un arsenal conséquent, même s’il fait preuve de peu d’originalité. Vous pourrez ainsi utiliser un fusil, une mitrailleuse, un fusil sniper ou encore une arme alien que vous trouverez à mi-parcours. Chose intéressante, il est possible de tenir deux fusils ou deux mitrailleuses et d’augmenter ainsi votre puissance de feu. En outre, certaines armes possède deux types de tir, selon que l’on presse R1 ou R2. Si l’on ajoute les capacités de Ethan sous sa forme alien et les divers types de grenades, les solutions mises à votre disposition pour éliminer les adversaires sont multiples, sans toutefois être immenses.
Bien réalisé !
Qu’il s’agisse des menus, des cinématiques d’introduction des missions, ou des phases de jeu, la qualité graphique de Area 51 est réellement impressionnante : les modèles 3D utilisés pour les divers personnages (amis ou ennemis) sont détaillés et fort bien animés. En outre, ils évoluent dans des décors qui, s’ils n’utilisent pas une palette de couleurs très étendue (hi-tech oblige ?), arrivent tout de même à offrir une grande diversité.
Le moteur physique du jeu est lui aussi de bonne facture mais on regrette que les interactions avec le décor ne soient pas plus poussées : certains objets en verre (vitres, récipients, …) volent en éclat au moindre impact mais d’autres objets tout aussi fragiles (écrans d’ordinateurs) s’éteignent tout simplement et arborent un impact de balle similaire à celui obtenu sur un mur en béton ! On imagine que les limites de la PS2 ont été trouvées et que davantage de réalisme sur ce point aurait été pénalisant pour le frame rate qui reste constant à 50 images/seconde tout au long du jeu.
L’environnement sonore est lui aussi très réussi, qu’il s’agisse des effets spéciaux ou bien des dialogues échangés entre nos alliés durant un combat. Mention spéciale aux interventions de Ethan entre chaque mission : l’intonation de la voix laisse véritablement transparaître le fatalisme qui s’empare du héros après avoir vu son équipe décimée et avoir été infecté par ce virus inconnu.
En ligne
Après une dizaine d’heures de jeu, vous arriverez au terme de la campagne solo et de ses 18 missions. Pour vous inciter à explorer les moindres recoins du jeu, les développeurs ont doté Ethan d’un outil placé sur son avant-bras permettant de scanner certains objets spécifiques disséminés dans les différents niveaux. Afin de débloquer tous les bonus du jeu (principalement des informations sur les évènements évoqués en cours de partie mais aussi quelques vidéos), il vous faudra trouver tous ces objets.
Si vous n’êtes pas prêts à recommencer le jeu pour scanner tout ce qui doit l’être, vous pourrez toujours vous essayer au mode online : permettant à 16 joueurs de s’affronter sur des maps inspirées des niveaux de la campagne solo, celui-ci offre des modes classiques tels que le Deathmatch ou bien la capture du drapeau, en solo ou en équipe. Doté d’une interface claire, ce mode réseau brille surtout par la qualité des parties lorsque la connexion est bonne (un témoin coloré permet d’en déterminer la qualité) : les déplacements sont fluides, les détections de collisions précises et le lag est quasiment absent ! Bien sûr, la stratégie n’est pas la caractéristique principale de Area 51 et l’on assiste ici surtout à une gigantesque fête du frag !
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