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Downhill Domination  posté le lundi 29 août 2005 10:26

100% arcade ! Sorti en août dernier aux Etats-Unis, Downhill Domination daigne enfin pointer le bout de son nez en Europe. Comme le laisse présager le titre, cette nouvelle production Incog se propose de nous offrir de nouvelles sensations vissé sur un VTT. Point de réalisme comme nous pouvions en trouver dans le jeu de Codemasters, No Fear Downhill Mountain Biking, mais un produit 100% arcade. La physique de votre engin à deux roues est ici inexistante. Comme un SSX, votre vélo fait des bonds de plusieurs mètres de haut, dévale des pentes au dénivelé impressionnant et surtout ne possède aucun poids. Le comportement du VTT est également loin d’être réaliste et une conduite hasardeuse ne se soldera que trop rarement par une chute (bien sûr, foncer contre un arbre, une roche ou encore tourner trop brusquement votre guidon vous feront vivre de terribles chutes). En revanche, l’impression de vitesse est excellente, le jeu est rapide, voire parfois un peu trop et le fun répond présent dès les premières minutes de jeu. Arcade oblige, la prise en main est excellente et quasi instantanée (un petit temps d’adaptation est néanmoins nécessaire). Les commandes sont simples : la croix permet d’accélérer (une double pression permet de piquer un sprint, en temps limité bien évidemment), le rond de donner des coups à vos adversaires (coups de poing, de vélo, de bâton, jet de bouteilles etc), les touches de la tranche de faire les tricks et L2 d’effectuer un petit saut, histoire de donner plus d’amplitude à vos bonds et pouvoir ainsi réaliser de meilleurs figures. Le système de tricks (qui comme le reste du jeu sont totalement surréalistes) est enfantin et les combinaisons restent en nombre suffisant (même si l’on reste loin d’un Tony Hawk). Pour vous aider, vous pourrez récolter sur la piste des bonus vous donnant une accélération, rechargeant vos batteries (pour accélérer) ou tout simplement vous octroyant de « nouvelles » armes pour éliminer vos concurrents (le lancer de bouteilles est redoutable) Un level design ambitieux Autre comparaison avec la série phare d’EA Big, le level-design inspiré. Downhill Domination se divise en trois épreuves différentes : le freeride, le mountain bike et une épreuve plus technique. Les tracés, au nombre de 24, se déclinent alors en trois terrains de jeu bien distincts. En mode freeride, les pistes se caractérisent par un longueur impressionnante. Il n’est pas rare de mettre plus de cinq minutes pour en dévaler une. Autre point positif, l’incroyable sentiment de liberté se dégageant de cette épreuve. En plus d’être d’une longueur plus que respectable, les pistes sont également très larges et regorgent de raccourcis et autres passages farfelus. D’ailleurs, en jouant sur un même piste plusieurs fois, il est quasi impossible d’emprunter le même chemin tant les embranchements sont multiples. Autre bon point, les pistes sont vivantes. Quel que soit le circuit, vous aurez à affronter de nombreux pièges, à commencer par la faune véritablement déchaînée. Si un lapin, un renard ou encore un hérisson est sans danger pour votre VTT, il en est tout autre pour un cerf ou pire un ours ! Ces derniers essayeront de fuir à votre passage mais si vous osez vous en approcher de trop près, ces derniers n’hésiteront pas à vous foncer dessus et par la même occasion à vous faire perdre un temps précieux. Attention également aux humains à bord de 4x4 (dans le désert), de chasse-neige, voire tout simplement à pied (qui a dit que la randonnée n’était pas un sport dangereux ?). Les autres configurations de pistes restent plus classiques : le mountain bike nous offre des circuits bosselés afin d’assouvir notre soif de tricks et le technical nous offre des pistes la plupart du temps étroites, riches en pièges en tout genre, histoire de mettre nos nerfs à rude épreuve. Au final, le travail accompli sur chacune des pistes se doit d’être salué et vous réserve assurément de très agréables surprises. Durée de vie réduite L’essentiel du jeu est articulé autour d’un mode carrière. Après avoir sélectionné votre biker (parmi une dizaine, dont près de la moitié à débloquer), vous passerez obligatoirement par la boutique. C’est à cet endroit que vous pourrez choisir votre sponsor, personnaliser votre monture ou tout simplement acheter du nouveau matériel, plus puissant, et ceci afin de vous rendre la victoire plus facile. C’est également à cet endroit que vous pourrez consulter vos statistiques ou encore acheter l’un des innombrables bonus que comprend le jeu (personnage, chanson, pistes, voire VTT). Une fois prêt, vous vous lancerez dans une carrière que l’on aurait aimé un peu plus longue. Pour les débutants, il est toutefois conseillé de passer par l’apprentissage afin de se familiariser avec son VTT. Pour les autres, votre carrière consistera à terminer chacun des 24 niveaux, répartis en huit zones. Le cheminement est donc varié puisque chaque épreuve se joue ici alternativement (freeride, mountain et technical). Pour passer à l’épreuve suivante, il vous faut engranger douze points. Pour se faire, une victoire suffit. En cas de défaite, vous gagnez tout de même des points si vous finissez dans les quatre premiers. Il vous faudra alors recommencer l’épreuve jusqu’à ce que votre total atteigne les douze points requis. Chaque victoire vous octroie un peu d’argent, tout comme vos figures ou encore les coups donnés aux concurrents afin de compléter votre collection dans la boutique. Néanmoins, un problème subsiste : le mode carrière est beaucoup trop facile et court. Malgré les 24 épreuves, vous ne rencontrerez que très peu d’opposition, seules les dernières épreuves pourront vous causer quelques soucis. Les autres modes de jeu ne sont pas assez étoffés et/ou variés pour nous tenir en haleine plus longtemps (il s’agit de carrières spécialisées comme par exemple le freeride où vous concourrez exclusivement sur les épreuves de freeride). Pour les plus courageux, il sera toutefois possible de recommencer la carrière avec chacun des personnages mais il sera difficile de ne pas succomber à la lassitude. Dommage. Enfin, pour les amateurs de jeu à plusieurs, Downhill Domination n’offre qu’un mode multi-joueurs jouable à deux ! Si globalement, le jeu à deux se veut fun (et ce malgré quelques ralentissements), il est tout de même déplorable que l’on ne puisse pas s’y essayer à quatre. Mieux, un mode online avait clairement sa place dans cette production. Dommage une nouvelle fois… Une réalisation satisfaisante Sur le plan technique, Downhill Domination fait le spectacle. Graphiquement tout d’abord, cette nouvelle production d’Incog nous en colle plein les mirettes. Si les riders et leurs montures sont d’une modélisation à peine satisfaisante, les environnements sont en revanche beaucoup plus impressionnants. Tour d’abord, le moteur graphique affiche les décors à perte de vue. Si on constate sur certains éléments un peu de clipping (par exemple sur les arbres), le moteur affiche globalement l’intégralité des environnements sans broncher. De plus, si les textures ne brillent pas par leur qualité (elles sont assez floues il est vrai), le résultat affiché est tout de même remarquable, fort d’un niveau de détails élevé. Enfin, si chacune des pistes prend place dans des environnements peu originaux, tels une forêt, le désert, la neige, la ville etc, chacun des décors connaît de multiples variantes du début à la fin du parcours. Par exemple, la première piste débute sur un sommet enneigé avant de céder la place à un parcours plus rocailleux, puis à une forêt avant de finir sous une pluie d’orage entouré d’arbres en feu. Bref, les développeurs ont été inspiré et chaque environnement est un régal pour les yeux. L’animation est quant à elle d’une fluidité exemplaire excepté durant les parties à deux joueurs où certains ralentissements peuvent ternir les joutes. Enfin, la bande son assure l’essentiel en nous offrant des morceaux de metal et de hard inspirés. Déception en revanche pour ce qui est des commentaires, assez limités, et des bruitages, loin d’être exceptionnels.
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MX 2002 : Featuring Ricky Carmichael  posté le lundi 29 août 2005 10:23

A peine Red Faction sur les étales, THQ revient à la charge quelques jours après avec MX 2002 Featuring Ricky Carmichael (laissez moi reprendre mon souffle…) que l'on nommera MX 2002 pour simplifier un peu la chose. C'est donc ce jeu qui nous intéresse aujourd'hui, un des premiers du genre à venir titiller l'Emotion Engine de la PS2. Tout débute sur une banalité affligeante à la manière d'un ATV Offroad Fury, vidéo de séquences réelles à l'appui pour vous immerger immédiatement dans les rangs des plus grands riders du circuit mondial. Licence oblige, la guest star de ce jeu est bien évidemment Ricky Carmichael qui sera néanmoins accompagnés de tous ses amis/concurrents. Petite " aparté " rapide sur les menus que je trouve plutôt réussis et assez rapides à charger, c'est toujours bon à signaler :) On se tâte pour savoir que goûter en premier, un petit freestyle histoire de tester les suspensions de votre engin ou alors un championnat afin de rentrer immédiatement dans le vif du sujet. Quelque soit le mode que vous aurez choisi, vous allez vous retrouver devant un jeu pas vraiment moche mais pas transcendant non plus. En indoor, les textures s'en sortent un peu mieux qu'en outdoor où un ATV Offroad Fury explose littéralement ce MX 2002. Des motos (125 cc et 250 cc) modélisées comme il se doit, vous débuterez d'ailleurs en catégorie 125 cc, il va falloir vous arracher sur les pistes du monde entier pour espérer grimper dans la catégorie des 250 cc. Les différents riders eux aussi possèdent une modélisation à la hauteur. En mode carrière, c'est plutôt amusant puisque vous devez créer puis habiller votre cavalier mécanique de la tête au pied. Vous choisissez votre modèle de moto (KTM, Kawasaki, Suzuki, etc…) puis donner de quoi s'habiller à votre personnage avec des marques telles No Fear, Scott, O'Neal, j'en passe et des meilleurs. Une fois habillé de mille couleurs et sponsors, vous vous retrouvez en face de la réalité, votre moteur rugit de milles tons, vos concurrents s'excitent à vos côtés, les secondes s'égrainent et on met la sauce. C'est parti… Premières minutes en compagnie de l'engin assez agréable, un mélange simulation/arcade a été entrepris par les développeurs de Pacific Coast Power and Light Company (pfiouuu, ils aiment bien les noms à rallonge outre-atlantique), ce qui veut dire plus simplement qu'un débutant pourra très rapidement prendre en main le jeu mais que si vous voulez maîtriser chaque piste, chaque virage, chaque bosse, chaque trick, il va vous falloir un minimum d'assurance. Un système assez simple mais bougrement vicieux a été mis en place pour les sauts, le timing est très précis pour effectuer un saut, vous devez appuyer sur L2 ou R2 au bon moment juste avant un saut pour que le rider mette tout son poids sur l'engin puis le soulève d'un coup afin de le faire décoller le plus haut possible, ceci vous permettra non seulement d'effectuer des tricks plus impressionnants mais aussi et bien sûr, en l'air, vous ne serez pas gêné par les différentes bosses qui jonchent le sol donc un gain de vitesse non-négligeable en course. A part cela, la moto se comporte à peu près convenablement même si on sent que l'arcade pré-domine l'aspect simulation. Les développeurs ont intégré une espèce de mode anti-triche plutôt rédhibitoire, ici point de mur invisible sur les côtés mais dès que votre engin se décale un peu trop sur les bas côtés, une flèche vous ordonne de vous remettre sur le droit chemin sous peine de vous prendre une grosse gamelle bien méritée. Hélas, c'est assez irritant comme système puisque les limites sur les côtés des pistes sont assez restreintes, vous allez devoir faire très attention à ce point, qui sera le facteur de plus d'une défaite. En freestyle, la moto a un comportement un peu plus foufou, normal me direz vous, pour impressionner les foules il faut ce qu'il faut. En général donc, le comportement de la moto ne s'en sort pas trop mal par rapport à d'autres jeux du même type déjà sortis sur consoles concurrentes ou sur la 32 bits de Sony. En mode carrière, vous allez devoir gravir les échelons, vous changerez de cylindré, de sponsors, etc… En gros, vous allez être mis sur le devant de la scène de par vos exploits. La difficulté étant bien sûr progressive mais un des gros problèmes du jeu selon moi est que vous pouvez vous retrouver premier durant toute la course et la gagner très facilement comme vous pouvez très bien vous faire faucher au premier tour par un de vos concurrents un peu trop agressifs et terminer dans les derniers, le facteur chance jouant un peu trop à mon avis. Si vous êtes un amateur de ce sport extrême, il devrait se révéler d'une bonne durée de vie pour peu que vous accrochiez à l'arcade, le fun se mélange à la précision pour essayer d'ouvrir le jeu à un large public.
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Riding Spirits II  posté le lundi 29 août 2005 10:21

On ne peut pas dire que les mordus de deux roues soient gâtés sur PS2 puisqu’en dehors de la série Moto GP, loin de faire l’unanimité, le choix est des plus restreint. Avec Riding Spirit, nous étions en droit de nous attendre au jeu ultime de simulation de deux roues. Peine perdue, le jeu était une énorme déception. Si la réalisation graphique et sonore, totalement dépassée, était facilement pardonnable, le côté élitiste et trop rigide du gameplay a fait de Riding Spirit un jeu au potentiel énorme une nouvelle fois gâché par un choix discutable des développeurs. Histoire, sans doute de se faire pardonner, Spike s’est très vite remis au boulot pour nous offrir enfin LE jeu indispensable de motos. Autant ne pas faire durer le suspense plus longtemps, même s’il reste discutable en de nombreux points, Riding Spirit II fait bien mieux que son grand frère et peut se targuer d’être le meilleur représentant du genre sur PS2. Rien que ça ! Le GT des deux-roues ? La principale chose qui nous interpelle lorsque l’on joue à RS II pour la première fois est son étrange ressemblance avec le titre de Polyphony. Les développeurs nous annonçaient le GT des motos et force est de constater que l’habillage, totalement repompé sur la série phare de Sony, nous donne l’illusion d’être en présence du dernier-né des GT. Tous les éléments caractéristiques de la série y sont ! L’interface des menus est épurée, le mode arcade est présent, le mode carrière aussi. Pour les collectionneurs, il sera possible de conserver vos montures dans votre prestigieux garage et pourquoi pas de les chevaucher pour un tour de piste chronométré afin de comparer les performances de vos bolides. Petite différence néanmoins, et ceci est en partie dû à la discipline, vous pourrez également « collectionner » les casques et les tenues vestimentaires (chose qui n’avait pas sa place dans un GT). Enfin, si un modèle n’est selon vous pas assez performant ou totalement dépassé, libre à vous de le revendre, histoire de gagner quelques deniers supplémentaires. Ce n’est pas tout puisque la progression dans le jeu s’inspire fortement du chef d’œuvre de Sony… Une carrière longue et difficile Comme annoncé précédemment, le plat de résistance de Riding Spirit II est assez copieux et prend la forme de multiples championnats. Comme dans n’importe quel Gran Turismo, l’accès à une compétition est ouvert à condition bien sur que vous remplissiez quelques contraintes. Il peut ainsi s’agir par exemple de la date de votre monture, de la marque ou encore de sa puissance. Si ce choix sert parfois à rallonger artificiellement la durée de vie, il sert néanmoins à nous faire profiter au maximum des bolides intégrés au jeu. Ces derniers sont plus de 300 et il faut bien l’avouer : conduire une moto de 49 CC n’a aucun intérêt. C’est ainsi qu’en réservant des compétitions à ces bolides spécifiques, le joueur fait à peu près le tour de tous les modèles présents dans le jeu. C’est discutable mais au moins la durée de vie répond présent et le fan pur et dur de motos en a pour son argent ! Cependant, avant de se lancer corps et âme dans la compétition, il serait bon de passer par les épreuves d’entraînement. Si dans le fond, on pourrait les comparer aux permis de Gran Turismo, dans la forme, il en va tout autrement. La progression dans le jeu prend la forme d’un arbre, le joueur commence en classe E et gagner une compétition donne accès à la compétition de la même colonne mais à la classe supérieure ou à une compétition différente de même classe. Pour chaque classe, il correspond un certain nombre d’épreuves d’entraînement qui nous place au centre de situations tantôt faciles, tantôt plus compliquées et ce dans le seul but de nous faire maîtriser notre bolide. Tel un GT, le meilleur temps a battre se décline de trois manières : facile, médium et expert (que l’on pourrait assimiler aux médailles dans GT). Pourtant, à la différence des titres Polyphony, passer par la case apprentissage n’est pas obligatoire. Vous pourrez très bien concourir dans une compétition sans être passé par l’entraînement (même si le début du mode carrière impose quelques épreuves rudimentaires). La progression dans le jeu suit la trace de son modèle. A chaque victoire, le joueur empoche une certaine somme (qui au début est franchement risible, surtout vu le prix de certains modèles de motos) et gagne parfois soit un nouvel engin, soit un casque ou une tenue vestimentaire. Pour remplir les conditions de certaines compétitions, le joueur pourra faire son marché parmi les concessionnaires présents dans le jeu (s’il possède assez de pépettes) ou alors en modifiant sa moto. Comme dans un GT, l’on achète différentes pièces qui amélioreront considérablement notre monture : accélération, freinage, pneus … ainsi que, plus inutiles, la couleur de la moto ou des phares (par exemple). Toutes ses modifications auront des répercussions sur l’accélération, la vitesse de pointe ou encore la poids de votre bolide. Pas d’excuse si vous êtes mauvais ! Enfin jouable ! Pour ne rien gâcher, la jouabilité a entièrement été revue depuis Riding Spirit premier du nom. Désormais, le titre est un habile compromis entre arcade et simulation. Le côté élitiste du premier laisse place à un jeu beaucoup plus accessible. Néanmoins, n’allez pas en déduire que le maniement est enfantin, au contraire. Si piloter dans des courbes légères ne recèle aucune difficulté majeure, il faut néanmoins prendre plus de précautions pour les virages plus serrés. Si vous arrivez trop rapidement dans le virage, votre comportement se soldera par une chute. Il en est de même pour une simple touchette avec de l’herbe. Votre bolide perd énormément d’adhérence et la maîtrise en devient plus délicate, se soldant la plupart du temps par une chute là aussi. Au final, tout est une question de dosage. Chaque virage, chaque difficulté s’appréhende d’une façon unique et il faut constamment être sur ses gardes pour ne pas commettre l’erreur de trop. Mieux, chaque moto a un comportement qui lui est propre selon le modèle. Ainsi, maîtriser un circuit ne peut véritablement pas être chose acquise dans ce jeu tant un nouveau modèle remet en cause le moindre de nos repères. Enfin, il reste à souligner la brillante Intelligence Artificielle dont bénéficie le jeu. Contrairement à certains (suivez mon regard), les pilotes adverses de Riding Spirit II sont plus ou moins intelligents. Disons que d’une manière générale, leur comportement s’adapte au votre. Vous chutez, ces derniers feront alors un écart pour vous éviter, il sauront également utiliser l’aspiration pour vous dépasser au moment adéquat, vous les empêchez de vous dépasser et ces derniers ralentiront alors énormément pour ne pas vous toucher et, finalement y laisseront des plumes. Bref, l’IA est véritablement à saluer, tout comme la jouabilité précise, à la fois simple d’accès et technique. Une durée de vie énorme ! Comme nous l’avons vu précédemment le mode carrière occupe une place primordiale dans le jeu et réserve de très nombreuses heures de plaisir. Les compétitions sont nombreuses, plutôt longues et surtout variés. Certes, le nombre de circuits n’est pas très élevé (on n’en compte une bonne dizaine) mais la variété des modèles de motos nous permet de les redécouvrir constamment. Globalement, le mode carrière met en scène des épreuves uniques où la victoire nous octroie un pécule plus ou moins important. Parfois, ce sont à de véritables mini championnats que l’on participe. Plus original, et à l’instar des épreuves de rallye dans GT, on pourra courir sur certains parcours non bouclés telle une étape de rallye ou encore rouler sur de la terre comme dans un jeu de motocross. A coté du mode carrière, on pourra se tirer la bourre sur le mode Arcade, plutôt limité, ou encore se replier sur le mode deux joueurs. Malheureusement, ce dernier est un ratage complet. Premièrement, il nous est imposé des duels (on aurait aimé courir avec le reste de la meute) et en plus il est impossible de changer la vue qui est automatiquement interne… Ca le fait pas trop… Enfin, pour ceux qui auraient fait le tour du mode carrière, les développeurs ont inclus un mode original constitué de 100 « batailles ». Concrètement, le joueur participe à 100 épreuves différentes, à la difficulté variable, et ce afin d’empocher un max de blé (enchaîner les victoires rapportera beaucoup plus comme un combo). Les épreuves sont variées : rattraper un concurrent qui a pris quelques secondes d’avance, battre une équipe sur une course, battre un temps ou gagner un duel… Bref, le menu est des plus copieux et boucler le jeu dans sa totalité peut prendre facilement plusieurs dizaines d’heures. Seule ombre au tableau : la réalisation… Malheureusement, le constat est loin d’être aussi idyllique pour ce qui est de la réalisation du soft. Comme pour RS premier du nom, cette suite accuse un énorme retard sur le plan technique. La modélisation des circuits est réussie mais le manque de détails assez flagrant. Certes le jeu reste fluide et ne souffre d’aucun clipping, mais au final, les environnements sont bouffés par un aliasing trop présent et des scintillements qui par endroit feraient presque mal aux yeux ! En revanche, et heureusement, la modélisation des bolides est plutôt de bonne facture et c’est un plaisir de contempler nos bécanes parfois si durement gagnées. Enfin soulignons tout de même quelques effets de lumières assez sympathiques et regrettons l’absence de conditions météo (contrairement à Moto GP, il ne pleut jamais…). Enfin la partie sonore est un désastre. Les motos font un bruit de tondeuse en fin de vie, les bruitages sont dans la moyenne mais assez discrets et les musiques plutôt lassantes.
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TT Superbikes : Real Road Racing  posté le lundi 29 août 2005 10:18

On the road again Développé par Jester Interactive, TT Superbikes : Real Road Racing bénéficie d’une prestigieuse licence qui saura à coup sur aguicher le chaland : le Tourist Trophy de l’île de Man. Cette périlleuse course de motos se déroule entre la dernière semaine de Mai et la dernière de Juin sur un circuit montagneux de près de 60km. Bien qu’étant particulièrement dangereuse, cette épreuve suscite un vif engouement dans la profession et accueille bon nombre de têtes brûlées depuis 1907…les onze morts de la dernière session n’ont visiblement pas refroidi les ardeurs des pilotes les plus chevronnés. Outre les désormais habituels Arcade Mode et Deux joueurs, TT Superbikes : Real Road Racing dispose d’un mode défi scindé en onze épreuves qui même si elles apportent une once d’originalité au soft s’avèrent au final d’une affligeante redondance. Les cinq évènements disponibles à savoir Mad Sunday, Breil (les deux contre la montre), la Castletown Cup Avon, leTourist Trophy Duke, et Southern 100 Alpinestars ne sont également pas à la fête puisqu’ils semblent tous calqués sur le même modèle. Le titre se rattrape fort heureusement sur la possibilité de parcourir ces divers challenges en enfourchant plusieurs montures de différentes catégories : 125, 250, 400, 600, 750, 1000cc et enfin les Sidecars qui attribuent au soft un semblant de diversité même si leur conduite se révèle quasi identique à celle des motos classiques. Il vous faudra faire des pieds et des mains pour parvenir à débloquer la cinquantaine de bolides disponibles dans le jeu…si toutefois vous en avez le courage. Dérapages incontrôlés ? La conduite de ce TT Superbikes : Real Road Racing nécessitera de votre part des nerfs d’acier ainsi qu’une bonne dose de dextérité non pas parce qu’elle est exigente mais parce qu’elle s’avère particulièrement bancale. Tout d’abord, le soft de Jester Interactive vous octroiera la possibilité de jongler entre diverses vues qui contribueront à leur manière à l’exaspération des joueurs. Toutes les vues proposées pêchent en effet par un cruel manque de lisibilité, mention spéciale pour la vue au guidon qui se permet même le luxe de supprimer tout simplement la carte. Bien que salutaire en apparence, cette dernière trouve bien vite ses limites et vient grossièrement s’imbriquer dans l’interface de jeu sans pouvoir même être consultée avec davantage de précision. La physique de vos bolides souffre quant à elle d’une cohérence et d’un réalisme en dents de scie, vous pourrez ainsi parfaitement arriver à fond les ballons sur le bas côté sans pour autant être projeté tandis qu’une simple pichenette d’un de vos concurrents suffira à vous faire valdinguer dans le décors…étrange, et particulièrement agaçant ! Chaque chute entraînera bien évidemment une remise en piste interminable qui mettra un temps fou à vous rétablir cassant ainsi le rythme déjà peu exalté des courses. Le système de freinage de TT Superbikes : Real Road Racing est basé sur la bonne intention de pouvoir gérer indépendamment des freins avant et arrière au moyen des gâchettes. Vous aurez hélas la désagréable surprise de constater à court terme que ce procédé bien qu’ayant le mérite d’être intégré s’avère totalement dispensable au même titre que le gestion des pneumatiques qui n’influera en rien sur votre conduite. C’est bien simple, il vous suffira d’appuyer sur le bouton d’accélération et de négocier les virages au petit bonheur la chance en espérant ne pas finir dans les encarts publicitaires qui jonchent le circuit. Vient s’ajouter à ce constat peu élogieux une difficulté très mal dosée, une chute sera en effet quasi synonyme d’une cuisante défaite. Vos adversaires traceront dès le départ comme des dératés en ne vous laissant que très rarement l’opportunité de les rattraper. Passons brièvement sur la réalisation globale du titre qui nous offre des véhicules modélisés à la serpette, des décors d’une pauvreté accablante (certes due au contexte de l’île de Man mais tout de même) et d’une vitesse d’animation digne d’une pétrolette à peine boostée. Les moteurs vrombissent tous de la même façon et l’ambiance sonore générale lors des courses manque indéniablement de crédibilité. Sur un plan tant technique que ludique TT Superbikes : Real Road Racing figure donc en queue de peloton vis-à-vis de la concurrence.
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Riding Spirits  posté le lundi 29 août 2005 10:15

Un contenu solide, mais finalement peu inspiré C’est sûr, la comparaison avec un tel mastodonte a de quoi étonner, impliquant forcément l’existence de nombreuses similitudes ; lesquelles lieraient intimement nos deux terreurs du bitume. Pour en trouver, rien de plus simple, puisque un petit tour dans les menus, achève finalement, de convaincre. Tout d’abord par l’atmosphère très « cosy » qui s’en dégage, mais aussi, et surtout, grâce aux richesses dont recèle l’interface. En effet, ne serait-ce qu’en terme de modes de jeux, la firme Spike semble s’être inspirée, sans pour autant plagier, du bébé de Yamauchi san. Répondent donc présentes, les options « Combat », permettant de peaufiner son pilotage seul ou entre amis, mais aussi « Course Simple » ; alternative offrant, à qui s’y essaye, l’opportunité de faire s’affoler les chronos, en marge de toute compétition. Une carte, somme toute, assez prévisible, à laquelle l’absence d’un copieux plat de résistance aurait cruellement fait défaut. Ainsi, c’est dans une démarche d’exhaustivité que vient directement s’inscrire la possibilité « Riding Spirits » ; celle-ci se présentant, bien vite, comme le morceau de choix du jeu. Qui veut partir sur les traces du maître… Concrètement, il s’agit là de vivre, de l’intérieur, la carrière d’un pilote fraîchement débarqué sur le circuit ; tout parcours débutant chez un concessionnaire, l’œil attiré par ce qui deviendra, bientôt, votre première acquisition. Au départ assez restreint, le budget mis à disposition du joueur ne lui permettra guère de s’offrir la bécane de ses rêves, mais plutôt de quoi faire ses classes dans la plus grande modestie. Autrement dit, pas question d’espérer vivre ses premiers tours de roues, au guidon d’une Honda dernier cri, seuls quelques modèles dits « bas de gamme » étant financièrement à votre portée. Fort heureusement, une telle situation ne s’avèrera pas forcément contraignante, dans la mesure où les différents styles se verront, tout de même, représentés. Des sportives citadines, aux routières racées à forts tempéraments ; tout y passe, comme pour démarquer notre objet d’étude de ces concurrents. Une fois votre choix porté sur un modèle, il ne reste guère plus qu’à passer à la caisse, et entrer, par la même, dans le vif du sujet. Effectivement, ce dilemme cornélien ne représente, finalement, que le point de départ d’une quête longue et périlleuse : celle d’une reconnaissance acquise à l’unisson des moteurs. Qui dit « quête », suppose forcément de partir à la découverte d’un nouvel univers, mais indubitablement, de tout un programme. Tirant partie des diverses catégories reconnues de cylindrées, ces futures épreuves deviennent rapidement un leit-motiv ; et ce, notamment grâce au soutien financier qu’elles peuvent apporter. Pour faire court, à chaque joute correspond une dotation ; laquelle rendra possible, la constitution d’une épargne, ou l’achat de nouveau matériel. En ce sens, chacun dispose, ici, d’une autonomie indiscutable, en pouvant gérer, à sa guise, un budget toujours grandissant. Investir ou économiser ? A vous de voir, une seule certitude, les âmes dépensières auront vite fait de se tourner vers le revendeur du coin. Nouvelles pièces, casques de marques ou combinaisons « top tendance », tout ou presque y est répertorié ; de quoi parader, fièrement, sur une monture au carénage rutilant. Evidemment, il vous faudra batailler ferme avant de connaître un tel bonheur, et surtout passer de nombreuses heures dans cette recherche de la félicité. Prenant, mais de quoi se plaint-on ? … Doit s’en donner les moyens A priori, de bien peu de choses, au moins jusqu’à ce que vienne l’instant fatidique du premier kilomètre. A ce moment là, le constat se gâte sérieusement ; phénomène ternissant, d’un coup d’un seul, une première impression des plus rayonnante. Et pour cause, rien de moins irritant que de voir autant de bonnes intentions être gâchées par une variable aussi importante que le « gameplay » ; souplesse et aisance n’étant, hélas, pas au rendez-vous. A l’inverse, c’est avec une conduite éminemment rigide qu’il nous faut composer ; s’adapter, rapidement, au pilotage, relevant de l’exploit. Autrement dit, les commandes nous apparaissent capricieuses, crispantes, ce qui fera, selon toute vraisemblance, basculer le « gamer » lambda dans un amer sentiment de frustration. Malgré cela, n’ayez crainte, dans la mesure où les plus déterminés pourront toujours, armés de patience, se prêter à moult exercices de pilotage. Ces initiations remplissent, en outre, parfaitement leur contrat et permettent d’assimiler, plus facilement, les finesses inhérentes aux freinages, comme à la prise de virages. Une aide précieuse mais il est vrai que, même passée cette étape, la prise en main reste exécrable. Formulé autrement, cela revient à dire qu’il faut beaucoup de poigne pour espérer prendre correctement un virage ; démarche représentant, plus souvent, un tour de force qu’une simple formalité. Certes, les vieux baroudeurs pourront, en désespoir de cause, se rabattre sur une boîte de vitesse manuelle, cette solution ne s’avérant, en aucun cas, salvatrice. Mais attention, n’allez pas croire que la pierre soit uniquement à jeter sur ce manque évident d’ergonomie, l’ « Intelligence Artificielle » n’étant pas non plus exempte de tout reproche. Pour étayer ces propos, rien ne vaut, évidemment, un exemple concret, que l’on pourrait, entre autres, aller chercher, du coté des dépassements. Qui disait « simulation », laissait présager des passes d’armes réalistes, mais il n’en est rien, les autres concurrents manquant, à maintes reprises, de percuter votre personne. Etrange, et forcément regrettable, tant un tel positionnement aurait mérité mieux. Une forme bien décevante Pour le moins surchargé de critiques, ce tableau n’ayant rien d’idyllique, ne laissait, disons le, guère de place à la technique. En résultent, des graphismes ternes, dont la pâleur ne parvient, d’aucune façon à faire honneur aux capacités de l’Emotion Engine ; tout juste à nous présenter des montures dignes de ce nom. Une nouvelle déception, malencontreusement, entérinée par un panel de circuits ne misant par sur la variété ; chacune des courbes sinueuses qu’il nous est donné d’affronter, rappelant étrangement la précédente. Voilà qui ne peut que nous attrister ; à fortiori lorsque l’on sait que ce n’est pas un phénomène d’ « aliasing » omniprésent, ni une ambiance sonore, aux vrombissements douteux, qui adouciront le verdict.
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